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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 12:46

Koyaanisqatsi est un film de Godfrey Reggio sorti en 1982. Il s'agit du premier film de la trilogie des Qatsi et celui qui a probablement marqué le plus les esprits.

 

Koyaanisqatsi se présente en effet non pas comme u film classique mais comme un panorama du monde. Seules des images sont présentées agrémentées de la musique atonale de Philip Glass, constituant ainsi une œuvre dépourvue de narration explicite laissant au spectateur le choix de la libre interprétation de ce qu'il voit. Les images sont hétéroclites et nous nous garderons bien de fournir ici une quelconque interprétation tant ceci nuirait à la découverte d'un tel film. Tout ce qu'on peut en dire, c'est qu'il explore les dessous de la société humaine mais également de la nature dans une moindre mesure le tout à l'aide de plans des plus divers, les plus célèbres comprenant le défilement accélérés des automobiles et des personnes à travers la ville et la séquence de la fusée composée du lancement en 1969 de Saturn V pour la mission Apollo 12 et de la destruction de la fusée Atlas LV-3C Centaur-A  en 1962.

 

Le film a marqué les esprits par son concept de base original couplé à une musique atonale au caractère parfois hypnotisant. Koyaanisqatsi est un film qui ne décide rien à votre place, il ne dit pas quoi penser des événements, on peut les trouver beaux et harmonieux comme chaotiques et tristes. L'impression que laissera le flm variera selon les expériences et le mode de pensée adoptés. Il est même tout à fait possible que la réaction suscitée soit un profond ennui car le film ne touche alors pas son spectateur, le mieux à faire dans ce cas-là est sans doute de reporter son visionnage à plus tard car Koyaanisqatsi est un film qui offrira tôt ou tard au moins un passage à interpréter. Le film n'a pas vocation à être aimé, il est et c'est tout un peu à l'image de ce qui est tout autour de nous et qui n'a pas telle ou telle vocation, comme un paysage qui est, qui n'a pas vocation à être beau ou non, il est et c'est tout, le reste, le sens qu'on lui donne, c'est à nous de le trouver. Koyaanisqatsi est un matériau de ce genre, il est et il attend qu'on décide de quelle manière on va le percevoir en essayant de nous influencer le moins possible et c'est sans doute la raison pour laquelle il ne faut pas épiloguer sur les scènes face à quelqu'un qui ne l'aurait pas vu car sa vision doit être la moins altérée possible. Cependant, ce film, comme mentionné plus haut, ne touchera pas tout le monde mais il est probablement une expérience à faire ou à refaire dans le bon état d'esprit si vous l'avez laissé tomber.

 

En conclusion, Koyaanisqatsi est un film expérimental dont je vous encourage à faire l'expérience, ne serait-ce que pour voir si vous pouvez en tirer quelque chose. Il existe deux "suites" qui complètent la trilogie mais celles-ci sont d'un intérêt moindre car si elles reprennent le concept original, elles ne parviennent pas à le développer autant que Koyaanisqatsi. Il y a une série de choses à découvrir sur ce film mais la première chose à faire est de le visionner, le tout en évitant de parasiter son esprit avec trop d'informations, celles-ci venant dans un second temps pour étayer des impressions, des raisonnements.

 

 

Le trailer

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